dimanche 17 juillet 2011

Le réalisme en littérature


Réalisme

(masculin) Le réalisme est un mouvement littéraire et culturel du XIXe siècle (vers 1850-1890) qui donna pour mission au roman d’exprimer le plus fidèlement possible la réalité, de peindre le réel sans l’idéaliser. Les histoires réelles (vécues) sont privilégiées, les personnages ont des sentiments vraisemblables et le milieu ainsi que le physique des personnages sont évoqués avec minutie et objectivité (→ importance de la documentation, des descriptions).

Auteurs réalistes :

Citations

L’auteur s’attend à d’autres reproches, parmi lesquels sera celui d’immoralité ; mais il a déjà nettement expliqué qu’il a pour idée fixe de décrire la société dans son entier, telle qu’elle est : avec ses parties vertueuses, honorables, grandes, honteuses, avec le gâchis de ses rangs mêlés, avec sa confusion de principes, ses besoins nouveaux et ses vieilles contradictions. Le courage lui manque à dire encore qu’il est plus historien que romancier […].

BalzacLa Femme supérieure, préface.
Le réaliste, s’il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même.


Saint-Réal, citation reprise par Stendhal.


Le réalisme en peinture


Le réalisme est un mouvement du xixe siècle qui se déroule environ de 1830 à 1870. Il fait la transition entre le romantisme et l'impressionnisme. Il étudie la réalité dans son authenticité.
La révolution de Juillet contre la Seconde Restauration a des répercussions dans le domaine artistique : les conventions néoclassiques alors en vigueur sont rejetées et le réalisme s'affirme. Là où le néoclassicisme se référait à la pensée antique d'un idéal parfait, équilibré, mesuré, le réalisme veut montrer ce qu'il représente de manière objective. On peut rapprocher cette pensée des avancées techniques qui avaient alors lieu lors de la Révolution industrielle. Appliquant une méthode dérivée de la méthode scientifique, l'artiste s'attache alors à représenter ce qu'il voit et non plus des sujets académiques. Les paysans ou les gens du peuple deviennent des sujets de tableaux.
Il y a trois peintres fondamentaux : Jean-Baptiste CorotGustave Courbet et Jean-François Millet, dont Champfleury défendra l'esthétique.
  • Jean-Baptiste Corot, né en 1796, fils de commerçant que rien ne prédestinait à la peinture, il fut inspiré par Nicolas Poussin et cherchera constamment son inspiration dans la nature, non pas la nature consolatrice du romantisme, car la sentimentalité laisse les réalistes indifférents, mais dans la nature telle qu'elle est.
  • Gustave Courbet, né en 1819 à Ornans. On lui reprochait à l'époque de peindre comme un paysan « Courbet peint comme un paysan laboure », disaient les critiques de l'époque[réf. nécessaire]. Courbet adhère aux idées de Proudhon et participe à la Commune de Paris après l'écrasement de laquelle il est contraint de s'exiler en Suisse. Courbet est un des artistes les plus représentatifs du réalisme.
  • Jean-François Millet, né en 1814, fils de fermier, part à Cherbourg à l'âge de 18 ans pour apprendre la peinture. En 1837 il rentre aux Beaux-arts. Ne gagnant pas le prix de Rome, il quitte l'école et s'installe à Barbizon jusqu'à sa mort. Millet est le peintre de la vie paysanne.

mardi 12 juillet 2011

le surréalisme

La Première Guerre mondiale dispersa les écrivains et les artistes qui étaient à Paris. Nombreux étaient impliqués dans le mouvement Dada, et estimaient que la pensée rationnelle excessive et les valeurs bourgeoises étaient à l’origine de ce terrifiant conflit dans le monde.
Les dadaïstes protestèrent avec des rencontres anti-rationnelles et anti-art, des spectacles, de l'écriture et des oeuvres d'art. Après la guerre, quand ils retournèrent à Paris, les activités Dada continuèrent.
Au cours de la guerre, le chef en devenir du surréalisme André Breton, possédant une formation en médecine et en psychiatrie, servi dans un hôpital neurologique où il utilisa les méthodes psychanalytiques de Sigmund Freud sur des soldats. Il rencontra également le jeune écrivain Jacques Vache.
Breton écrivit : « Dans la littérature, j’ai eu pour inspiration Rimbaud, Jarry, Apollinaire et Lautréamont, successivement, mais c'est à Jacques Vache que je dois le plus. »
De retour à Paris, Breton se joignit aux activités des dadaïstes et inaugura la revue littéraire « Littérature » avec Louis Aragon et Philippe Soupault. Ils commencèrent à expérimenter avecl'écriture automatique en écrivant spontanément leurs pensées, sans aucune censure. Breton et Soupault plongèrent plus profondément dans l'automatisme et rédigèrent « Les champs magnétiques », en 1919. Ils poursuivirent l'écriture automatique en plus de recruter de plus en plus d'artistes et d'écrivains dans le groupe.
Ils en vinrent alors à croire que l'écriture automatique était une meilleure tactique pour l'évolution de la société que d’attaquer les valeurs à la façon Dada. En plus de Breton, Aragon et Soupault, le groupe surréaliste original était composé de Paul Eluard, Benjamin Péret, René Crevel, Robert Desnos, Jacques Baron, Max Morise, Marcel Noll, Pierre Naville, Roger Vitrac, Simone Breton, Gala Éluard, Max Ernst, Man Ray, Hans Arp, Georges Malkine, Michel Leiris, Georges Limbour, Antonin Artaud, Raymond Queneau, André Masson, Joan Miró, Marcel Duchamp, Jacques Prévert et Yves Tanguy.
Les travaux de Freud sur la liberté d'association, l'analyse des rêves et l'inconscient furent de la plus haute importance pour les surréalistes afin de mettre au point des méthodes pour libérer l'imagination.
Ils adoptèrent toutefois une idiosyncrasie, tout en rejetant l'idée d'une folie sous-jacente ou de l'obscurité de l'esprit. Plus tard, l’idiosyncrasique Salvador Dalí déclara : « Il n'y a qu'une seule différence entre le fou et moi : je ne suis pas fou. »
Le groupe visait à révolutionner l'expérience humaine, y compris ses aspects personnels, culturels et sociaux, en libérant les gens de ce qu'ils considéraient comme une fausse rationalité. Breton proclamait que le véritable objectif du surréalisme était : « Vive la révolution sociale ! » Pour atteindre cet objectif, les surréalistes s’associèrent, à divers moments, au communisme et à l'anarchisme.
En 1924, ils déclarèrent leurs intentions avec la publication du premier Manifeste du surréalisme. Cette même année, ils créèrent le Bureau de la recherche surréaliste et commencèrent à publier la revue La Révolution surréaliste.

Histoire du dadaïsme


Au coeur de la Première Guerre mondiale, l'ambiance est acariâtre.
La grande boucherie s'approprie des milliers de combattants, laissant ainsi les familles en deuil et les coeurs meurtris.
L'Europe n'a jamais été plus sombre et déchirée.
C'est en février 1916, à Zurich, qu'un ensemble de révolutionnaires s'emploi à faire tourner le vent.
Le metteur en scène Hugo Ball ainsi que sa compagne Emmy Hennings qui est danseuse, poétesse et écrivain, arrivent dans
 la ville suisse et décident de former ensemble le Cabaret Voltaire, véritable plaque tournante dadaïste.
Le Cabaret Voltaire a pour mission de divertir ses adeptes en présentant des programmes musicaux 
et poétiques exécutés par des artistes présents parmi le public.
De plus, les créateurs du Cabaret incitent les jeunes artistes de Zurich à participer à la programmation en donnant leurs suggestions.
C'est ainsi qu'on attire les grands personnages du dadaïsmeTristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck,
 poète allemand,Jean Arp, sculpteur alsacien ainsi que Hans Richterpeintre allemand.
  C'est en ouvrant au hasard un dictionnaire qu'ils tombent sur le mot « Dada »
et qu'ils décident de nommer leur mouvement de la sorte.
Le mot « Dada » n'a absolument aucune signification particulière en rapport avec le mouvement, ce dernier 
se voulant un pied de nez à la guerre et sa gravité, jugées absurdes.
Le groupe d'artistes anticonformistes entend briser, par le biais du dadaïsme, les conventions imposées dans l'art et la littérature
 en vouant un culte à la liberté de création sous toutes ses formes. Le mouvement s'impose sans véritable tête dirigeante, tous les
 Dadasétant chef de file.
C'est en 1918 que le dadaïsme culmine. Le peintre et sculpteur Marcel Duchamp se joint au groupe zurichois, 
et donne un impact non négligeable au mouvement.
http://www.le-dadaisme.com/histoire-dadaisme.html

IMPRESSIONNISME, MODERNITE et TRADITION






La peinture impressionniste reste l'époque la plus fascinante de l'histoire de l'art moderne et la plus aimée du public. Des séries d'expositions à succès, une littérature abondante et des ventes records attestent de l'extraordinaire résonance des oeuvres des peintres impressionnistes, dont nombre sont gravées dans notre conscience artistique.
A leur époque, les oeuvres impressionnistes apparurent d'une modernité tellement scandaleuse, qu'il fallut plus de trente ans à leurs contemporains pour, sinon les aimer, au moins les admettre.
C l i q u e z  sur  les  i m a g e s
  
92 x 73 cm
Au bord de la mer
Auguste RENOIR, 1883
Metropolitan Museum of Art, NY
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Pourtant, l'impressionnisme, si révolutionnaire qu'il fut alors, nous semble aujourd'hui, avec le recul du temps, bien davantage entretenir des liens étroits avec latradition, et constituer l'aboutissement esthétique d'une création artistique liée à la représentation réaliste.
S'il fallut trente ans pour que les yeux de leurs contemporains s'habituent à la peinture des impressionnistes, c'est bien parce que celle-ci remettait en cause des siècles de peinture académique et codifiée. Les peintres impressionnistes, tout en maintenant le lien avec la peinture du monde réel, se sont totalement affranchis du carcan du passé, par le libre choix des thèmes qu'ils abordaient pris dans la vie quotidienne de tout un chacun, et par un mode de représentation picturale entièrement nouveau.
Ce lien avec le monde du réel, considéré jusqu'alors comme la chose la plus normale du monde, - quand il perdra par la suite au cours du XX ième siècle tout caractère obligatoire - , l'impressionnisme a su en donner une vision moderne, choisissant des thèmes inabordés en peinture, s'affranchissant des canons picturaux ancestraux pour inventer une nouvelle technique picturale répondant au désir de privilégier en peinture l'"impression" instantanée sur la construction de l'esprit.
Le succès durable de l'Impressionnisme ne tient-t-il pas d'abord à ce que nous sommes sensibles à la fois à sa modernité et à son traditionalisme ?
Bien sûr, l'impressionnisme ne saurait se réduire à ce seul aspect, il est aussi un parti-pris de peindre la réalité réjouissante, celle des loisirs, de la beauté de la nature, une quête sans fin de lumière...Bref, un certain art de vivre qui rejoint bien des aspirations de notre société.
Ce site en hommage aux peintres impressionnistes s'attache à présenter l'histoire du Mouvement Impressionniste ainsi que les itinéraires de chacun des plus grands peintres dont les noms sont indissociables de l'impressionnisme.


http://www.impressionniste.net/